Alain Finkielkraut, à l’Académie française, en 2016. — ERIC FEFERBERG / AFP
Les mots de trop. « Suite aux propos tenus par Alain Finkielkraut hier [lundi] soir sur son antenne, la direction de
LCI a décidé d’arrêter les chroniques du philosophe », a fait savoir, dans un communiqué, la chaîne info du groupe TF1 qui « condamne les propos » en question.

Lundi, dans 24h Pujadas, Alain Finkielkraut s’exprimait au sujet de l’affaire
Olivier Duhamel, accusé, par Camille Kouchner dans le livre La Familia grande, d’
avoir commis des viols incestueux sur son beau-fils dans les années 1980.

🚨Alain Finkielkraut (LCI)🚨« Quand on essaye de savoir s’il y a eu consentement ou une forme de réciprocité, on vous tombe immédiatement dessus »Pujadas : parce qu’on parle d’un enfant de 14 ans …« Et alors ? D’abord on parle d’un adolescent, c’est pas la même chose » pic.twitter.com/rCejtrMScw— BalanceTonMedia (@BalanceTonMedia) January 11, 2021

« Quand on essaye de savoir s’il y a eu consentement, une forme de réciprocité, on vous tombe immédiatement dessus », a déclaré Alain Finkielkraut sur LCI. David Pujadas lui a alors rappelé que les faits ont été commis sur « un enfant de 14 ans ». « Et alors ?, a répliqué l’essayiste et académicien. D’abord, on parle d’un adolescent, c’est pas la même chose. Et pour spécifier le crime, il faut savoir s’il y a eu consentement ou non. A chaque fois que vous voulez faire une distinction ça apparaît comme une absolution, à chaque fois que vous recherchez la spécificité on vous accuse à peu près de complicité de crime. »

« Tombé des nues »

« Quand on m’a annoncé que j’étais viré, je suis tombé des nues », a réagi Alain. Finkielkraut auprès de l’AFP. « Ce que je dis est critiquable, peut-être, à certains moments. Mais ce que je dis est irréprochable (…) Je suis congédié comme un malpropre, affirme-t-il. On arrête ma chronique, et circulez on ne discute pas. Je trouve ça très injuste, mais malheureusement très révélateur d’une époque où c’est dans la presse que se recrutent les pires ennemis de la liberté de pensée. »

Et de conclure : « Je vais réfléchir, au moins voir s’il y a une issue du côté des prud’hommes (…) Je ne sais pas du tout de quelle nature est le contrat que j’ai signé avec LCI, je ne comprends pas grand chose à toutes ces choses-là, mais je vais réfléchir. »

Dans son communiqué, LCI « rappelle qu’elle fait du débat d’idées, argumenté et respectueux, une priorité de sa ligne éditoriale. Quotidiennement, LCI s’attache à mettre en perspective des faits d’actualité avec le regard d’invités aux opinions plurielles et aux sensibilités multiples. » Une précaution afin d’éviter, sans doute, d’être taxée d’entraver à la liberté d’expression mais qu’elle ne veut donner blanc-seing à la propagation de la «culture du viol».

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